Pourquoi vous n'arrivez pas à passer un cap… même quand vous savez quoi faire
Et si le problème n'était pas votre motivation ?
C'est une situation que je travaille souvent que ce soit dans le sport, les études ou la vie professionnelle. Vous savez ce qu'il vous est nécessaire pour progresser, quitter une situation, changer : vous entraîner différemment, varier, oser davantage, prendre une décision, changer une habitude…
Vous êtes convaincu et pourtant vous n'arrivez pas à faire ce changement, grand ou petit qui vous fera passer un « step ». Conséquences : vous restez dans le même schéma, vous répétez les mêmes actions ou vous n'osez pas complètement.
👉 Et vous avez cette sensation frustrante : "Je sais… mais je n'y arrive pas."
Passer un cap : un moment clé dans la progression
On le sait bien, dans toute progression, il y a des paliers. Au début, on évolue rapidement. Puis, à un moment, ça ralentit ou même on s'empêche.
En sport, c'est par exemple :
- une difficulté à varier son jeu
- une incapacité à utiliser une nouvelle technique en situation réelle
- une hésitation au moment de s'engager
- une perte de fluidité sous pression
Dans d'autres contextes :
- vous repoussez une décision
- vous procrastinez malgré vos objectifs
- vous restez dans un fonctionnement que vous savez limitant
Dans la majorité des cas ce n'est pas un problème d'effort, ni de volonté … mais un problème de fonctionnement interne
Ce qui se joue vraiment : un arbitrage inconscient
La réalité c'est que chaque action repose sur une évaluation interne, inconsciente le plus souvent : Est-ce que je peux y aller… ou est-ce que je prends un risque ? Opportunité ou risque ? Ce processus est rapide, automatique, et largement inconscient. On peut l'appeler inconscient d'adaptation.
Notre cerveau analyse en permanence :
- le niveau de risque
- la pression
- l'incertitude
- vos expériences passées
Et il prend une décision… avant même que vous en ayez conscience.
Pourquoi vous bloquez au moment d'agir
Partons d'une situation concrète. Une joueuse de football qui sait qu'elle doit se retourner pour jouer vers l'avant. Une escrimeuse qui sait qu'elle doit varier ses cibles. À l'entraînement, elles le savent. À froid, c'est clair. Mais en situation elles ne le font pas, ou trop tard ou de manière hésitante. Pourquoi ? Parce qu'au moment de l'action : leur système interne privilégie la sécurité. Sauf que ça peut limiter la performance.
Les freins invisibles : biais cognitifs, émotions et croyances
Comme j'expliquais : ce blocage n'est pas un hasard et il repose sur plusieurs mécanismes qui interagissent. Il y a d'abord, les biais cognitifs. Le cerveau va filtrer la réalité pour confirmer ce qu'il connaît déjà. Si vous avez l'habitude de jouer d'une certaine manière, il va vous y ramener. Ensuite, les émotions. Stress, pression, peur de rater ou de mal faire influencent directement votre capacité à agir. Et évidemment les croyances. Le plus souvent complètement inconscientes, elles peuvent prendre la forme de "ce n'est pas le bon moment", "je ne suis pas prêt", "je vais perdre le point".
C'est ça qui va générer une limitation interne, souvent difficilement perceptible… mais très concrète dans la performance.
La zone de confort : utile… mais limitante
On parle souvent de zone de confort. Elle est utile. Elle permet de stabiliser, de sécuriser. Mais elle devient une zone de limitation quand elle vous empêche d'explorer, d'oser, de s'adapter. Le travail de préparation mentale c'est notamment d'aider, à accompagner à en sortir … pour grandir, lâcher prise, oser, en somme apprendre.
Dépolarisation : sortir du tout ou rien
Un autre piège fréquent, c'est la pensée binaire.
- Réussite / échec
- Bon / mauvais
- Capable / incapable
Cette polarisation enferme l'action.
La dépolarisation telle qu'on peut l'appeler en préparation mentale et en coaching consiste à remettre du nuance, du mouvement, de la flexibilité.
Dans l'exemple de l'escrimeuse : il ne s'agit pas de "bien varier ou mal varier". Mais de s'autoriser à tester, ajuster, explorer en situation. Puis une fois que c'est conscientisé, entraîné, la vraie victoire c'est de se rendre compte que l'on a acquis la compétence. Il arrive que cela soit les coéquipiers ou sparing qui viennent à nous mettre en avant que l'on a adopté une nouvelle façon de « jouer », « combattre », de manière automatisée, naturelle, intégrée.
Et c'est souvent à ce moment-là que quelque chose se débloque vraiment. Vous pouvez imaginer combien il devient satisfaisant de se voir progresser, tenter, intégrer ce que l'on ne savait pas ou n'osait pas faire. Et à ce moment-là on a encore plus envie d'aller s'entraîner et de participer à la compétition. Et entendons-nous bien, il n'y a que Coubertin pour penser : l'essentiel c'est de participer. Arf….
Pourquoi comprendre ne suffit pas
C'est un point essentiel. L'on peut comprendre, savoir analyser et vouloir changer et pour autant ne pas réussir à transformer son comportement. Comme vous l'avez compris le changement ne se fait pas uniquement au niveau conscient. Parce qu'il nécessite une répétition adaptée, une exposition progressive, une intégration émotionnelle. En d'autres termes : il faut créer les conditions pour que le cerveau accepte le changement
Le rôle de la préparation mentale
C'est précisément là que la préparation mentale intervient. Pas pour "motiver".
Mais pour vous aider à structurer le changement. C'est-à-dire travailler sur plusieurs axes :
- La concentration, pour rester engagé dans l'action.
- La gestion du stress, pour éviter que la pression bloque le geste.
- La gestion des émotions, pour ne pas subir ses réactions internes.
- La confiance en soi, pour s'autoriser à faire autrement.
Mais aussi :
- clarifier les objectifs
- ajuster la fixation d'objectifs
- identifier les biais cognitifs
- comprendre son fonctionnement
Et surtout mettre en place des situations où le changement devient possible… puis naturel
👉 La progression devient alors une conséquence, et non un combat permanent.
Et si votre blocage était normal ?
Si vous n'arrivez pas à passer un cap rassurez-vous ce n'est pas un manque de volonté ni forcément un problème de discipline. Ça peut simplement venir d'une interaction entre vos automatismes, de vos émotions, de vos croyances … et tout cela se travaille grâce à des séances de préparation mentale.
Que vous soyez sportif, étudiant ou dirigeant, entrepreneur … , la question n'est pas comment se forcer à changer mais plutôt : "qu'est-ce qui, dans mon fonctionnement, limite encore ma progression ?"
Si vous souhaitez travailler ces mécanismes en profondeur, mes séances de préparation mentale permettent d'accompagner ces évolutions de manière concrète, progressive et durable, en présentiel ou à distance.